Coyotus's profileBetween Dusk And Dawn, l...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Melting Pot
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Between Dusk And Dawn, la suiteEntre le crépuscule et l'aube, c'est la débâcle... Comme quoi, tout cequi manquait à Clint et moi c'était juste du temps. Et justement là j'en ai à revendre, suffisamment en tout cas pour me retrouver à débiter des idioties sur un blog moribond dont tout le monde se fout ! 'Six weeks' a dit le gars que j'ai vu hier, et pas le droit non plus à un 'removal', tout ça pour une micro-fracture...
Bon, le seul truc rigolo dans tout ça, c'est la couleur du carcan. Et oui, figurez-vous qu'il y avait du rouge, du vert, du rose, du turquoise... J'avais opté pour le turquoise d'abord quand une question existentielle m'a traversé l'esprit : considérant les dfficultés quotidiennes que j'éprouve à assortir tous mes vêtements sous-vêtements compris (qui a dit 'freak' ?), rajouter au problème un énorme (des orteils au genou, pfff) plâtre turquoise n'était peut-être pas le choix le plus avisé. Noir c'est bien plus facile, même si depuis que je suis ici, j'avoue : ma garde-robe s'est enrichie de trois polaires (respectivement rose, rouge et orange), d'une veste à capuche vert pomme, d'une paire de leggings kaki (of course, j'ai également pléthore de noirs) d'une jupe écossaise (pas le classique plissé rouge et vert cependant, la mienne est à fond marron clair, avec larges rayures marron foncé, petites rayures turquoise et très fines rayures vertes), d'une veste militaire kaki, de sous-vêteme... Oui enfin bref, tout ça c'est pour meubler, je vais pas non plus tout dire hein !
Je craque, Calimoyote is back !!!!
C'est vrai quoi, j'ai un con de plâtre avec des stupides béquilles qui s'amusent à me faire des croche-pattes, j'ai mal à des tas de muscles dont je ne soupçonnais même pas l'existence (pendant la journée le plâtre se tient à peu près à carreux bien sûr, c'est la nuit que ça se réveille, que ça lance et que ça gratouille), il me faut mille ans pour faire le moindre truc idiot (me doucher, cuisiner, faire la lessive, monter un café dans ma chambre _ forcément avec tous ces escaliers je mange dans la cuisine), j'ai la crève, et rien que de penser à ces six semaines (mille heures argh) à meubler je déprime un peu...
Oups, vu les heures auxquelles je me suis couchée récemment je pensais divaguer un peu plus longtemps mais je vais me retirer abruptement, les cachets commençant enfin à faire leur petit effet (c'est pas de la rigolade, sur la boîte ça dit 'do not take any longer than prescribed, as taking it regularly for a long time can lead to addiction'). Freakin' out!And how the hell am I supposed to do now with a ****in' plaster on my right ankle??? Stupid stupid stupid Babe, can't believe I've kicked this ****in' wall in anger... Why am I dating such an irish donkey? Well ok, I love you, but it's not the point. How can we move from 'I'm such a lucky guy' to 'selfish bitch' within a few hours?? C'est pas dans ce pauvre mur que j'aurais dû shooter !! And all that because of those drunken guys at the pub and probably because you were a bit upset not being able to drink as you were driving and of course because you were stressed by your family gathering week-end. And today you just swang over my place five minutes, enough to give me some weed and to say that you did not want to start to talk right now as you were awaited by your relatives at the airport. So now we are supposed to talk tomorrow and I'm freakin' out.
To be honest I know perfectly that I deserved that 'bitch' when you said it during the argument as I have also said things I wish I had never said, and I know that my face shows too well when I'm pissed of. And when those guys have wiped my name of the pool board I was indeed. I know I should never have screamed on you like a lunatic when you called me selfish, but you said it as if I was completely unconscious about everything you do and it made me lose my temper because I know exactly all the things you do, all the details which make the days spent with you so nice and so comfy!
I know I'm selfish but for **** sake I'm the one who is two thousands kilometers away from home, I'm the one who still doesn't work and I'm the one who just received a mail from the guy following my file in my French job center telling I have to declare my moving here as soon as possible because he won't cover me anymore. And ****in' cherries on a ****in' cake, I now have to find a job with a plastered leg , to find a plausible story to explain it to everyone and worse of all to deal with the possible idea that you might be fed up with me...
Have an appointment with a specialist at the hospital at nine tomorrow morning and I can't sleep.
Et avec ça Xanderland a officiellement déposé le bilan, vraiment je me demande bien pourquoi je me suis levée hier matin. Ahem...
- Alors, la vie là-bas, c’est comment ? - Euh, le premier mot qui me vient à l’esprit c’est relax… Parce que même si tout est rapide il y a des tonnes d’arbres majestueux, des parcs et des espaces verts partout, des écureuils, et aussi des renards et des corbeaux et pleins d'oiseaux différents... D’innombrables petites maisons et des kilomètres de moquettes (aux vues de mes récentes investigations je peux hélas affirmer qu’il existe ici des toilettes moquettées), des tas de minuscules boutiques poussiéreuses qui vendent de tout, des kebab take-way indian caribbean bakery vietnamese african spanish chinese jamaican polish italian à la pelle, des carreaux ET des rayures ET plus de trois couleurs ET un sac imprimé léopard, les berges et les ponts de la Tamise, les musées, le London Eye (qui est à la British Airways si je ne m’abuse), des tours démentielles qui côtoient des monuments vénérables, le Gherkin (même que c’est le même monsieur qui a fait le pont de Millau et ce bâtiment qui est l’un de mes préférés de Londres) et tellement plein d’autres choses… Les falaises d’Hastings, au pied desquelles sont entassées d’énormes pierres aux étranges formes arrondies et érodées par la mer, la lumière toute particulière (se référer au Temeraire de Turner) qui donne de l’acuité et de la profondeur à tout, tout ce que je n’ai pas encore fait et bien sûr mon chéri… Que je n’appelle pas ‘Chéri’ d’ailleurs, j’ai toujours eu un peu de mal avec les noms affectueux, et ce n’est pas parce qu’il est d’accord pour s’occuper des nappies si je fais bouillir la marmite que ça va changer ! Comme il m’appelle souvent babe, je fais de même, bien que j’ai l’impression d’être rose avec un groin à chaque fois que j’entends ce ‘Babe’…) ; ok, il me dit aussi de jolies, très jolies choses encore que la décence m’oblige à censurer… Quoi, c’est dégoulinant ? Ben oui, je sais bien, mais je ne vais pas te mentir, ma vie en ce moment est paradisiaque… - Beurk… Non vraiment, la propriétaire amoureuse je ne m’y ferais pas… Je vais faire comme si je n’avais pas entendu tout le chapitre concernant l’Homme hein, ce sera plus sûr ! Des renards ?? T’es sûre que t’as pas consommé un peu trop de substances illicites ? - Et oh, tu ne vas pas faire comme Steve (mon beau-frère) qui m’avait demandé combien de pintes j’avais ingurgitées quand je lui ai dit que deux renards étaient dans le jardin de mon chéri… Qu’est-ce qu’il dirait s’il savait qu’on a croisé sept renards en voiture l’autre soir en l’espace de même pas cinq minutes et en pleine rue ?? Ou si je lui parlais du matin où deux écureuils sont venus tourner un film x dans le jardin ? - ??????? J’ai un circuit qui a du mal à visualiser… - En tout cas c’est sûr que ce n’était pas pour tout public… Madame était face au tronc d’arbre, les pattes appuyées, et Monsieur s’affairait derrière, pas vraiment documentaire animalier tout ça… On n’avait pas encore notre appareil photo mais je ne suis pas sûre que j’aurais été capable d’immortaliser cet instant tellement j’étais pliée de rire… - Yuk, moi je trouve ça dégueulasse tous ces débordements d’affection… Pendant que j’y pense, depuis dix jours tu peux prendre des photos, faudrait que tu en fasses profiter ton blog non ? - C’est vrai, t’as raison. Je te laisse, je vais m’y mettre… - Attends, avant de partir raconte-moi ton entretien d’hier soir ? - Ca c’est super bien passé, j’étais la première qu’Hercule voyait (boss de la société, une jolie femme d’une quarantaine d’années toute frêle), elle avait sélectionné seulement mon cv parmi huit et on a vraiment bien accrochées, elle cherche un bras droit jeune et dynamique, qui n’en soit pas à sa première expérience de bureau et qui sache se servir d’internet mieux qu’elle, tout moi quoi ! La seule chose c’est qu’elle voudrait quand même rencontrer d’autres candidats avant de faire son choix, je n’aurais donc de réponse que début mars… Mais la boîte est chouette, le salaire est très intéressant, bref, fingers crossed!!
Argh, l'angoisse de la pageblanche (sauf que là elle est noire vu que j'ai encore et toujours cette stupide habitude de taper mes billets directement sur blog _ le meilleur moyen d'entrer en transe devant son écran vide si d'aventure il y a un problème, d'ailleurs en parlant de problème, de transe et d'ordinateur il faut que je vous raconte ma traduction, au moins j'aurais déjà un sujet mais pour attaquer je vais clôturer cette parenthèse, ce sera nettement plus facile). Et oui je sais, c'est abrupt de terminer une parenthèse si vite !
Cette foutue trad' donc : un traducteur free-lance (FL, c'est facile) pour qui j'avais déjà sous-traité il ya quelques années m'a contacté en catastrophe juste avant le réveillon et j'ai hérité de quatre fichiers audios à finir pour le 2 janvier 9h, des interviews en français d'environ une heure de médecins concernant une maladie et un nouveau traitement avec un document en anglais plein de tableaux à remplir pour chaque médecin et chaque réponse donnée. Ca donne envie hein ?
Là où j'ai apprécié le plus c'est quand j'ai commencé la première interview et que je me suis rendue compte que j'allais devoir travailler sans musique vu la médiocre qualité sonore... A moins que ce ne soit le 2 après mes douze heures quasi non-stop, vers 2h30 du mat' quand j'ai cliqué sur 'enregistrer sous' puis sur 'quitter', et que j'ai réalisé à ce moment-là et trop tard que j'avais travaillé directement sur le document word que FL m'avait renvoyé le matin même après avoir ajouté l'interview qu'il avait faite en parallèle et vérifié ma première. Et comme chacun le sait, quand on enregistre un document word ouvert via internet, ben il s'enregistre avec le même nom plus (1), et va se planquer dans un fichier avec un nom sympa du genre 'A2UN76G', ce qui fait que quand j'ai été dans le dossier de traduction et que j'ai rouvert le doc, j'ai atterri sur le premier document que FL m'avait envoyé et sans tout mon boulot ; bref, j'ai d'abord commencé par avoir des sueurs, des palpitations, les yeux qui pleurent tout seuls, puis j'ai commencé à chercher... Facile me direz-vous ?
Que nenni... Je ne sais toujours pas si c'est dû à Clint qui ne veut pas afficher ses fichiers cachés et qui planque aussi les fichiers temporaires, ou à mon neurone affaibli par ma journée de labeur après ces quatre mois de glandage intensif, ce qui est sûr c'est que même en tapant (1) comme seul nom de fichier dans l'assistant de recherche je n'ai rien trouvé. 8h le lendemain matin, fraîche comme la rosée en ayant dormi 4h (recherche frénétique et long coup de fil désespéré de FL entre 3 et 4h du matin "Aaaargh, il faut tout refaire pour cet après-midi, j'étais sensé le rendre à 9h !"), et tellement motivée à l'idée de tout refaire que j'ai décidé de faire encore un essai avant de tout recommencer et j'ai téléchargé la version d'essai gratuite d'un programme pour rechercher les fichiers supprimés, non enregistrés et... Bref, j'ai été re-regardé partout, et j'ai fini par mettre la main sur le dossier complet une heure après !!!
Après ça j'ai passé la journée au lit afin de me remettre de mes émotions...
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